Événement Impact in wellbeing 2 : de la mesure à l'action - principaux enseignements
Le 24 septembre, des professionnel·les RH et des responsables du bien-être se sont réuni·es dans le centre d'Anvers pour notre deuxième événement Impact in Wellbeing. Cette fois, tout tournait autour d'une question : que faire des chiffres une fois que tu les as ? Tu trouveras ci-dessous l'essentiel de nos échanges.

Cet événement prolongeait notre précédent événement Impact in Wellbeing, où nous avons vu comment rendre mesurable l'impact du bien-être mental.
Récap : de l'objectif au KPI

Clovis Six (Founder & CEO, BloomUp) a présenté le cas de la CM comme une réussite du bien-être piloté par les données. Après 1 an, 8,3 % du personnel avait cherché de l'aide de manière proactive, et 57 % des personnes qui voulaient partir ont finalement décidé de rester.
Pour définir des KPI, il a fait une distinction claire :
- Les objectifs « lagging », comme le taux d'absence de longue durée, ne montrent qu'après coup si tu as atteint ton objectif.
- Les KPI « leading », comme la part du personnel qui cherche de l'aide de manière proactive, bougent plus vite et montrent si tu es sur la bonne voie.
Cas de l'hôpital Jan Yperman : comment relier tes actions à tes résultats ?
Pour passer d'un ressenti à des chiffres, nous suivons ce processus :
Observation → problème → conséquence → objectif → action
À l'hôpital Jan Yperman, il n'y avait pas de chiffre de départ, seulement un ressenti sur le terrain. En passant par l'observation, le problème et la conséquence, ce ressenti est devenu un objectif RH concret : une culture du feedback ouverte, liée à la stratégie de l'hôpital.
Avec le modèle IGLO, nous avons traduit cet objectif de feedback en actions à 4 niveaux : individu, groupe, responsable et organisation.
- Les actions structurelles, comme les entretiens individuels ou les formations, sont vite visibles.
- Les actions culturelles, comme demander soi-même du feedback, prennent plus de temps mais restent plus longtemps ancrées dans l'organisation.
Chaque action est évaluée sur 3 chiffres : l'action a-t-elle été réalisée, le personnel sent-il la différence, et l'objectif bouge-t-il ?
Soft HR, chiffres concrets
Jasper Dezwaef (Co-founder & CEO, Wenite) a parlé de l'importance de poser les bonnes questions : c'est la seule façon d'obtenir les bons enseignements. Ses lignes directrices :
- Une seule chose par question. Tu évites ainsi toute ambiguïté.
- Toujours la même échelle. Tu peux ainsi suivre les différences entre les mesures.
- Séparer le vécu et la politique. Ce que fait ton organisation et ce que les gens ressentent sont 2 choses distinctes.
Comme lors de la session précédente, l'accent était mis sur un processus objectif : tu pars d'un objectif et tu termines par des actions étayées par des KPI.
À propos de l'absentéisme, Jasper a dit : ce chiffre te dit que ça arrive, mais pas pourquoi. Mesure donc ce qui précède, comme le stress ou un leadership soutenant, et note chaque action que tu prends. Tu vois ainsi où les choses bougent.

De la mesure de départ à la mesure trimestrielle
Jasper Boschmans (Customer Success, BloomUp) a expliqué comment cela se passe chez nos client·es :
- D'abord, tu fixes les objectifs et les KPI.
- Tout le monde remplit une mesure de départ.
- Chaque trimestre suit une courte mesure par équipe, avec uniquement les questions KPI.
Tu fais alors des choix en fonction de l'efficacité :
- Statistiquement irréprochable ou utilisable à court terme
- Questionnaire standard ou sur mesure
Une bonne mesure de départ est déterminante pour des actions ciblées. Veille à ce qu'elle couvre tous tes KPI. Vise un taux de réponse élevé, mais ne te laisse pas freiner par une faible participation : chaque membre du personnel qui répond est une personne que tu peux aider.
Jasper a parlé ouvertement des défis : les objectifs peuvent être trop larges, les enseignements ne sont pas toujours suivis d'actions et les KPI sortent parfois du radar. La réponse : un suivi et des ajustements continus.

Atelier : du signal à la première action
Pendant l'atelier, chaque table a travaillé sur un cas fictif : d'un seul signal à une première action, avec un KPI qui dit quelque chose dans les 3 mois. Sans surprise, passer de cette première observation à des actions et des KPI concrets s'est révélé moins évident qu'il n'y paraît.



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3 choses à retenir
- Un but atteignable demande des objectifs mesurables. Nous agissons avec les meilleures intentions, mais si tu ne peux pas montrer ce qui fonctionne, tu bloques vite.
- Les bonnes observations viennent des bonnes questions. Bien t'informer est une étape importante au début, en cours de route et à la fin. Réfléchis à la manière dont tu obtiens tes enseignements.
- Le bien-être piloté par les données est un processus itératif. Une fois arrivé·e au bout, tu recommences. Le bien-être est un sujet difficile : pour beaucoup d'organisations, de nombreux petits pas sont plus réalistes qu'un seul grand.
What's next?
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Écrit par :
Robbert Bremer








